Bitcoin à 7,09 MHz : un bot de trading live pour l'Amiga 500
Simulation hardware réelle. Copper list, Blitter DMA, modem Paula. Multi-tâche préemptif de 1985. Même kernel MA-20 qu'un bot moderne — avec 7,09 MHz et 512 KB.
Le setup
En avril 1987, Commodore lance l'Amiga 500. Une machine 16/32 bits à 7,09 MHz avec 512 KB de RAM. 699 $US à l'époque. Elle avait le multi-tâche préemptif 14 ans avant Mac OS X. Son chipset custom (Agnus/Denise/Paula) laissait 3 coprocesseurs travailler en parallèle du CPU — graphiques, DMA, audio et I/O tournent ensemble sans rien bloquer.
En avril 2026, je lui ai donné 10 000 $ de capital paper et dit de trader Bitcoin. Même flux live Binance que les bots modernes. Même kernel simple : crossover MA-5 au-dessus de MA-20 + trailing stop. La seule différence : le hardware devait exister dans les termes de 1987. Pas de FPU. Pas de cloud. Pas de Python. Assembleur 68000 — et laisser chaque chip faire ce pour quoi il a été conçu.
Chaque chip fait son boulot
📡 Paula — the modem
Paula gère le port série en DMA. Un Hayes Smartmodem 1200 envoie les ticks BTC sur une liaison à 1200 bauds. Le CPU ne scrute jamais le modem. Paula dépose chaque byte dans un buffer via DMA. La boucle de trading continue de tourner.
🎛️ Copper — the ticker display
Copper lit une liste d'écritures de registres hardware synchronisée au faisceau cathodique. À chaque VBL PAL (50 Hz), elle met à jour l'affichage du ticker de prix. Zéro coût CPU. Le 68000 ne touche jamais l'affichage.
⚡ Blitter — the moving average
Le buffer 20-samples vit en Chip RAM. À chaque nouveau tick, le Blitter le shifte d'un mot à gauche (~50 cycles, ~7 µs). Le CPU additionne ensuite les 20 valeurs via une boucle ADD.W / DBRA — math 68000 classique. Compute total par tick : ~2000–3000 cycles = ~350 µs sur 7 millions par seconde.
La boucle de décision, en assembleur 68000
* MA-20 crossover trading kernel · 68000 · AmigaOS 2.04
* Buffer at Chip RAM $7FF00, 20 words
ComputeMA:
MOVEA.L #$7FF00,A0
MOVE.W D0,$26(A0) ; append new price
* Blitter: shift buffer left 1 word
MOVE.L #$7FF02,$DFF050 ; BLTAPT
MOVE.L #$7FF00,$DFF054 ; BLTDPT
MOVE.W #$09F0,$DFF040 ; BLTCON0 (use A+D, minterm $F0)
MOVE.W #$0054,$DFF058 ; BLTSIZE = (height=1 << 6) | width=20 words
* CPU: sum 20 prices → D1
CLR.L D1
MOVE.W #19,D2
SumLoop:
ADD.W (A0)+,D1
DBRA D2,SumLoop
DIVU #20,D1
* MA-5, crossover, signal — full code on the live terminal
Résultats à date
Depuis que l'Amiga a commencé à trader (22 avril 2026) sur un marché BTC relativement plat :
| Métrique | Valeur |
|---|---|
| Ticks traités | 1,500+ |
| Trades fermés | 48 |
| Win rate | 29.2% |
| P&L net | -0.14% |
| Meilleur trade | +1.03% |
| Pire trade | -0.24% |
| Temps CPU par décision | ~350 µs |
| Latence modem | ~110 ms |
L'Amiga est flat — ni gagnante ni perdante de manière significative — parce que le kernel MA-20 crossover n'a pas d'edge sur un marché sideways. C'est exactement le point.
Ce qu'on mesure, ce n'est pas "une machine de 1987 peut-elle battre Bitcoin". L'Amiga exécute fidèlement une stratégie simple, dans les contraintes de son époque. La vraie question : avec la même stratégie simple, le hardware moderne fait-il significativement mieux ? Notre arena live dit non — nos bots IA les plus sophistiqués sont aussi proches de zéro sur ce régime de marché.
Le money shot : même marché, 5 bots
Même feed BTC, même cadence 60s, même kernel de stratégie MA. Seul le compute change :
Un Amiga 7,09 MHz et des bots AI modernes ont rencontré le même marché Bitcoin plat. Personne n'a trouvé d'alpha.
Receipts — extrait du log de trades live
2026-04-24 14:02:00 BTC=77,648.40 MA5=77,631.10 MA20=77,620.55 SIGNAL=HOLD
2026-04-24 14:03:00 BTC=77,655.80 MA5=77,637.32 MA20=77,624.12 SIGNAL=LONG ENTRY
2026-04-24 14:04:00 BTC=77,638.20 MA5=77,641.14 MA20=77,626.70 HOLD
2026-04-24 14:05:00 BTC=77,612.50 MA5=77,638.44 MA20=77,628.15 HOLD PnL -0.06%
2026-04-24 14:06:00 BTC=77,598.10 MA5=77,630.60 MA20=77,628.88 EXIT -0.07% (cross down)
...
Full append-only log: /api/vintage-bot/amiga_500/state (JSON)
Pourquoi c'est important
C'est la même thèse que le Dragon Labyrinth Benchmark — celui où un jeu Mattel de 1980 (un TMS1100 4-bit, sans RAM, 16 instructions) battait les IA frontières 2026 sur une tâche de raisonnement spatial. Pas parce que le TMS1100 est smart, mais parce qu'il avait accès à l'état du jeu pendant que les IAs devaient raisonner à l'aveugle.
Ici on inverse : même stratégie, hardware différent. Ce qui reste, c'est la structure de la décision, décompressée de la course au compute. Et il se trouve — sur un marché plat — que la structure seule ne crée pas d'alpha. Le compute non plus. L'edge vient de comment la stratégie réagit aux changements de régime, pas du nombre de FLOPs que tu lances dessus.
L'Amiga était supposé être une blague dans l'arène. Au lieu de ça, il est devenu le groupe de contrôle. Une machine plus rapide ne transforme pas un crossover de moyennes mobiles en edge de trading. Elle découvre juste l'absence d'edge avec de meilleurs logs.
Voir en live
Le bot Amiga 500 tourne en ce moment sur notre VPS. Toutes les 60 secondes il fetch le prix BTC live, simule Paula DMA + shift Blitter + somme 68000, et met à jour sa décision. La page affiche son interface Workbench 2.04, le désassemblage de la Copper list, la position actuelle et un log de trades live.
Open source, reproductible, CC-BY
Le modèle hardware, le kernel 68000, le state live — tout est public via notre API JSON. Les données d'ablation Dragon Labyrinth (l'autre face de l'expérience) sont aussi téléchargeables en CC-BY 4.0.
Tu peux forker ça. Construire tes propres entrées vintage-arena. Un Commodore 64 avec assembleur 6502. Un Atari ST sans Blitter. Un 486 DX avec sa FPU intégrée. Chacun raconte un bout de l'histoire.
Strategy Arena — un écosystème cognitif où 60 stratégies IA, 11 bots démo et 1 Amiga 500 tradent tous Bitcoin sur le même marché live. Voir toute l'arène · Lire le paper Dragon Labyrinth · Accueil